Un gant de boxe commence par une idée de la manière dont la main doit pouvoir bouger. Viennent ensuite le cuir, les patrons, le rembourrage, les coutures et une fermeture qui maintient le tout. Chez Di Nardo, s’y ajoute un héritage remarquable : le métier de tailleur italien. Filippo Leccese Di Nardo a abordé le gant depuis un univers où travailler la matière, la forme et les finitions faisait partie du quotidien.
C’est ce qui rend son parcours intéressant. Derrière ce nom reconnaissable se trouve un créateur qui a uni son amour de la boxe au savoir-faire artisanal de sa famille. Son chemin est passé par ses premiers gants, une période sous le nom de Mason’s, puis par la marque Di Nardo. Son nom est ainsi devenu de plus en plus clairement la signature du produit.
Aujourd’hui, Atelier et Worldwide montrent deux facettes de cette histoire. Atelier est axé sur la personnalisation ; Worldwide transpose le savoir-faire artisanal italien dans des gants d’entraînement prêts à l’emploi. Nous suivons d’abord le créateur et son évolution, puis nous examinons ce qui donne à cette gamme Worldwide son caractère si particulier.
Un tailleur dans le monde de la boxe
Filippo Leccese Di Nardo vient d’une famille de tailleurs et d’artisans du cuir italiens. Dans l’entretien publié par ExpertBoxing en 2019, il raconte que le métier se transmettait de génération en génération. Il l’a découvert enfant et décrit l’atelier comme l’endroit où il pouvait donner forme à ses idées. Ce qui comptait pour lui, c’était l’acte de fabriquer : prendre une matière entre ses mains et la transformer en un objet doté d’une forme et d’une fonction précises.
Ce parcours offre une autre porte d’entrée dans la boxe que celui d’un entraîneur qui crée une marque à partir de sa salle. Un tailleur prête attention à l’assemblage des différentes pièces, à la position des coutures et à la façon dont une matière épouse le corps. Pour un gant, une fonction particulière s’y ajoute : envelopper la main et ménager de la place pour le rembourrage qui absorbe les chocs à l’entraînement.
L’histoire de Di Nardo repose sur la rencontre de ces deux univers. Le cuir appartient à l’artisanat, le poing fermé à la boxe. C’est précisément cette alliance qui a donné à ses gants leur point de départ singulier, le créateur restant étroitement lié à ce qu’il concevait.
De l’atelier familial au gant de boxe
Dans son récit à ExpertBoxing, Filippo indique que 2001 est l’année où il a commencé la boxe. Il parle avec beaucoup de reconnaissance de ce que ce sport lui a apporté et de son désir d’y trouver sa place. Peu à peu, il a compris que cette place se trouvait surtout à l’atelier : il pouvait y associer son expérience de la confection et du cuir à son intérêt pour les gants de boxe.
C’est une étape essentielle. Pratiquer un sport permet de sentir l’effet de l’équipement ; le fabriquer exige ensuite de faire des choix pour donner forme à cette sensation. La courbure au-dessus des articulations, l’espace réservé aux doigts et les proportions entre la main et le poignet font partie d’une même conception. Dans le cas d’un gant en cuir, la forme extérieure est aussi liée à ce qui se trouve dessous.
Le savoir-faire familial lui offrait une base familière pour travailler sur ce produit. L’atelier est devenu le lieu où son rôle dans le monde de la boxe s’est développé. Cette motivation personnelle explique aussi pourquoi son propre nom est devenu si important pour la marque par la suite : l’identité du gant s’est de plus en plus confondue avec celle de son fabricant.
Le premier gant et les années sous Mason’s
Dans le récit historique que Filippo a fait publier en avril 2022, il situe la fabrication de son premier gant en 2006. Selon ce même récit, il estimait en 2008 que le produit était suffisamment abouti pour être commercialisé. Ces deux étapes montrent clairement comment il décrit lui-même ses débuts : fabriquer d’abord un gant, puis continuer à travailler sur un modèle qui pourrait aussi être proposé à d’autres.
En 2013 est apparu Mason’s Boxing, selon sa chronologie. ExpertBoxing mentionne également cette ancienne marque et y reconnaît les gants italiens qui ont précédé Di Nardo. Le nom de la marque était différent, mais Filippo était l’artisan derrière le produit. C’est un chapitre important pour comprendre pourquoi l’histoire de ses gants remonte plus loin que le nom qui figure aujourd’hui sur l’étiquette.
La période Mason’s s’est achevée avant que Di Nardo ne poursuive son parcours sous son propre nom. C’est surtout la manière de présenter son travail qui a changé. Un nom de marque indépendant a cédé la place au nom de celui qui concevait et fabriquait l’équipement. Le savoir-faire artisanal a ainsi pris un visage personnel et reconnaissable.
Di Nardo sous son propre nom
Pour cette transition, le test publié par ExpertBoxing fournit un repère concret. Johnny N explique que Filippo l’a contacté en janvier 2018 pour lui présenter ses gants sous le nom de Di Nardo. En mars de la même année, l’auteur du test a reçu une paire fabriquée sur commande, accompagnée de chaussures de boxe. Le test détaillé a été publié le 3 mai 2019.
C’était une présentation détaillée de sa façon de travailler. L’auteur du test a examiné le cuir, les finitions et la structure du gant, puis a décrit sa propre expérience d’utilisation. La paire avait été mise à sa disposition pour le test. C’est précisément l’association d’un échange personnel avec le fabricant et d’une attention portée au produit qui donnait de la substance à ce premier récit consacré à Di Nardo.
Le récit historique de Filippo situe lui aussi en 2018 le début de Di Nardo après Mason’s. À partir de là, le nom et l’histoire de la fabrication se rejoignent. Le nom de famille inscrit au poignet est donc plus qu’une simple marque : il renvoie à la tradition familiale de la couture grâce à laquelle Filippo avait trouvé sa place dans le monde de la boxe.
Ce que le travail artisanal apporte à un gant
Le travail artisanal devient particulièrement intéressant lorsqu’on examine les différentes pièces. Un gant se compose de plusieurs éléments façonnés qui, assemblés, enveloppent la main. Le cuir joue alors un double rôle : il forme l’extérieur que l’on voit et que l’on touche, et il maintient la structure du gant. La forme des panneaux, leur assemblage et l’espace réservé au rembourrage sont liés.
Le savoir-faire du tailleur trouve ici un écho. Dans la confection de vêtements aussi, la forme finale naît d’une répartition et d’un assemblage réfléchis de matériaux plats. Une couture détermine où les pièces se rejoignent ; une courbe, la façon dont l’ensemble épouse le corps. Pour les gants de boxe, cette réflexion sur les volumes concerne les articulations, le pouce, les doigts et le poignet.
Les photos des modèles Worldwide montrent bien ces détails : l’agencement des pièces de cuir, les plis le long de l’ouverture pour la main et les coutures autour de l’ouverture des lacets. Ce sont des éléments à examiner tranquillement si la fabrication d’un gant vous intéresse. Votre regard va alors au-delà de la seule couleur de la surface de frappe.
Di Nardo met particulièrement en avant l’artisanat italien dans ses descriptions des deux gammes. Ce savoir-faire relie Atelier et Worldwide, tandis que les choix de matériaux et les modalités de commande diffèrent d’une gamme à l’autre.
Atelier et Worldwide : deux approches différentes
Atelier est la gamme personnalisable de Di Nardo. Selon la description officielle, elle s’adresse aux clients qui souhaitent faire réaliser un modèle selon leurs préférences. La marque mentionne le cuir de veau pleine fleur, différents choix de finition et plusieurs rembourrages pour les gants d’entraînement et de compétition. Le principe est celui d’un gant dont la personnalisation joue un rôle majeur dans l’expérience.
Worldwide repose sur une autre approche. Cette gamme se compose de gants prêts à l’emploi, fabriqués à partir de lots disponibles de cuir bovin mélangé. Le fabricant décrit un rembourrage d’entraînement propre à cette gamme et propose des modèles à lacets et à fermeture autoagrippante. Le choix se fait parmi les modèles Worldwide proposés, plutôt que dans le cadre d’un long processus de personnalisation.
Les deux gammes portent la signature artisanale de Di Nardo, mais chacune possède son propre caractère. Avec Atelier, l’accent est mis sur la personnalisation ; avec Worldwide, sur une paire déjà réalisée. Pour les amateurs de la marque, cette distinction rend la collection plus facile à explorer : on peut apprécier le savoir-faire et choisir précisément le type de modèle qui nous convient.
Les gants Di Nardo chez Fight2Win appartiennent à la gamme Worldwide. Les photos et les informations produit de ces modèles précis constituent donc le point de départ logique pour les découvrir ou les comparer dans le showroom.
Le cuir et les couleurs de Worldwide
Selon la description officielle de la gamme, Di Nardo utilise pour Worldwide des lots de cuir de vachette de différentes sortes provenant de stocks restants. Le fabricant indique que ces lots proviennent souvent des stocks de production de grandes marques italiennes, notamment de marques du secteur du luxe. Ces matières disponibles trouvent ainsi leur place dans sa gamme de gants de boxe.
Il en résulte un jeu intéressant entre matière et apparence. Les associations de couleurs dépendent des types et des couleurs de cuir disponibles. Di Nardo décrit la composition de Worldwide comme non personnalisée : cette gamme repose sur les associations déjà définies. Choisir une paire précise ressemble ainsi un peu au choix d’un accessoire en cuir au caractère bien à lui.
Parmi les modèles de notre collection, vous trouverez par exemple une version noire et rouge, une version marron chaud et noire, ainsi qu’une version violette. Les photos montrent aussi les différences de texture du cuir et de répartition des couleurs entre les modèles. C’est l’association de ces éléments qui donne à chaque paire son caractère, de l’extérieur au niveau des articulations jusqu’à la paume et au poignet.
Le matériau raconte ainsi une partie de l’histoire de la marque. Le choix de lots de cuir disponibles relie la Worldwide Line à l’univers du cuir italien et donne à chaque modèle une identité visuelle. Les photos actuelles des produits vous aident à comparer ces détails.
Le rembourrage d’entraînement propre à Worldwide
Outre le cuir, le rembourrage détermine les sensations qu’offre un gant à l’entraînement. Sur sa page officielle consacrée à Worldwide, Di Nardo décrit un rembourrage protecteur conçu spécialement pour cette gamme. Il cite l’entraînement au sac de frappe, le travail aux pattes d’ours et le sparren parmi ses utilisations. C’est donc une gamme pensée avant tout pour l’entraînement en salle.
Vous percevez l’interaction avec la forme extérieure lorsque vous enfilez le gant et ouvrez et fermez la main. Vous sentez l’espace autour des doigts, la position du pouce et la façon dont le rembourrage enveloppe votre main. Lors des enchaînements de coups, la sensation à l’impact entre aussi en jeu : la façon dont le gant entre en contact avec un sac de frappe ou une patte d’ours.
Pour retrouver ces sensations en pratique, une fermeture soigneusement ajustée et vos bandes de boxe habituelles constituent une bonne base. Essayez tranquillement une nouvelle paire, ajustez-la bien et commencez par un travail technique maîtrisé. Vous vous familiariserez ainsi avec sa forme et pourrez intégrer les gants à votre rythme d’entraînement. Pour le sparren, choisissez le poids convenu et utilisez une paire dont le rembourrage est en bon état.
Le nom Worldwide donne le bon contexte. Vous découvrez ici la gamme d’entraînement ; les différents rembourrages que Di Nardo présente pour la gamme Atelier appartiennent à une autre partie de sa collection.
Les modèles Worldwide chez Fight2Win
La collection Worldwide montre à quel point la couleur et la répartition des pièces de cuir peuvent faire la différence. Les gants présentés ci-dessous appartiennent clairement à la même famille, tandis que chaque paire possède sa propre allure. La fermeture à lacets et l’étiquette au poignet sont des éléments récurrents. Les fiches produit indiquent le modèle disponible et son poids.
La Fiamma
La Fiamma oppose le noir à un rouge profond. Sur la photo, le contraste se répartit clairement entre la surface de frappe, la paume et le poignet. Cette combinaison affirmée met bien en valeur les différentes parties du gant.
La Bestia
La Bestia associe un brun chaleureux au noir. Sa surface de frappe brune et son poignet foncé donnent à la paire une allure sobre et classique. Côté paume, on retrouve cette répartition des couleurs autour des coutures et de l’ouverture des lacets.
Viola Furia
Viola Furia associe une teinte violet clair au noir. Cette combinaison donne une autre allure à cette forme de gant reconnaissable. Sur la photo du produit, la surface de frappe colorée ainsi que le pouce et le poignet foncés attirent immédiatement le regard.
Impattatore
Sur Impattatore, la surface de frappe porte l’accent foncé, tandis qu’un cuir brun clair et chaleureux entoure le poignet et couvre le côté de la paume. Le contraste entre les pièces de cuir permet de bien distinguer la construction de cette paire.
Supremo
Supremo associe également des tons foncés et bruns, avec sa propre répartition des couleurs et un grain de cuir distinct. Observez surtout la transition entre le poignet, la paume et la surface de frappe lorsque vous comparez ce modèle aux autres gants Worldwide.
Lacets, poids et sensations à l’entraînement
Les modèles Worldwide présentés ici se ferment par des lacets. Ils permettent de répartir la tension le long de l’ouverture et d’ajuster soigneusement le gant autour du poignet. Il est pratique de se faire aider pour les enfiler, surtout lorsque vous portez les deux gants. Rentrez soigneusement les extrémités des lacets avant de commencer l’entraînement.
Le poids en onces est un autre critère de choix. Il dépend du modèle précis et de l’objectif de l’entraînement. Une paire bien ajustée vous permet de fermer le poing, laisse le pouce dans une position naturelle et reste bien en place grâce à la fermeture. Essayez-la donc de préférence avec les bandes de boxe que vous utilisez à l’entraînement.
Lors des premiers entraînements, prenez le temps de prêter attention aux sensations dans vos mains. Commencez par un peu de boxe dans le vide, puis travaillez de manière contrôlée avec des pattes d’ours ou sur le sac de frappe. Vous sentirez ainsi comment le gant bouge lorsque vous fermez la main et ramenez votre poing après un coup. Cela permet de comparer les modèles plus concrètement qu’en regardant seulement le poids indiqué sur une étiquette.
Entretenir le cuir et laisser les gants s’aérer
Une routine d’entretien régulière permet à vos gants de rester agréables à utiliser. Après l’entraînement, sortez-les de votre sac de sport, ouvrez la fermeture et laissez l’intérieur s’aérer tranquillement. Mettez aussi vos bandes de boxe à part pour commencer le prochain entraînement avec des accessoires propres et secs.
Essuyez le cuir extérieur avec un chiffon doux légèrement humide. Passez-le délicatement autour des coutures et de l’ouverture du gant, puis laissez sécher les gants dans un endroit aéré. Appliquez une fine couche de crème pour cuir adaptée, uniquement sur le cuir lisse. Pour les autres finitions du cuir, contentez-vous au quotidien de les essuyer soigneusement et de les aérer.
L’intérieur et l’extérieur nécessitent chacun des soins différents. Utilisez un spray pour gants à l’intérieur, jamais sur le cuir extérieur. Le lave-linge, le sèche-linge et l’immersion dans l’eau ne conviennent pas aux gants de boxe. Laissez-les également sécher loin du chauffage et de la lumière directe du soleil.
Un sac de sport est pratique pour garder votre équipement ensemble lors de vos déplacements. À la maison, laissez plutôt de l’espace autour des gants pour qu’ils s’aèrent. Cette habitude toute simple va de pair avec le soin apporté au choix d’une paire en cuir : un entretien régulier devient une étape de votre routine d’entraînement.
Une place à part dans la culture de la boxe
L’attrait de Di Nardo tient au lien direct entre l’artisan et son travail. Le nom inscrit sur le gant renvoie à un artisan qui a apporté son expérience de la couture à la salle de sport. C’est une autre perspective sur le monde de la boxe , où les entraîneurs, les salles, les compétitions et les grandes marques d’équipement ont aussi leurs propres histoires.
Ces gants présentent ainsi deux facettes qui coexistent très bien. Vous pouvez apprécier leurs matériaux et leurs finitions pour le travail artisanal qu’ils représentent, tout en utilisant la même paire pendant vos entraînements. Ils sont à la fois des objets en cuir faits pour servir et des témoins tangibles de l’histoire de la marque.
Worldwide rend ce lien très concret. Vous choisissez un modèle existant et voyez immédiatement quels matériaux et quelles couleurs ont été associés. Le parcours de l’artisan reste perceptible, tandis que le produit lui-même devient le point de départ pour l’essayer, le comparer et s’entraîner. Cette histoire artisanale personnelle donne à Di Nardo une place à part parmi les nombreuses façons de fabriquer un gant de boxe.
Conclusion : une tradition artisanale italienne à part entière
Di Nardo est né de la rencontre entre la couture et la boxe . Filippo Leccese Di Nardo raconte avoir fabriqué son premier gant en 2006, puis développé son savoir-faire sous le nom Mason’s avant de passer à son propre nom en 2018. Le récit des débuts publié par ExpertBoxing donne un visage à l’artisan derrière la marque.
Atelier et Worldwide prolongent chacun cette histoire à leur manière. Atelier met l’accent sur la personnalisation ; Worldwide propose des gants d’entraînement prêts à l’emploi, fabriqués à partir de lots de cuir de vache disponibles et déclinés dans des associations de couleurs pleines de caractère. Dans les modèles Worldwide proposés chez Fight2Win, ce matériau, la forme et l’utilisation à la salle de sport se rejoignent.
Qui s’intéresse à Di Nardo découvre bien plus qu’un nom qui attire l’attention. C’est l’histoire d’un artisan qui a trouvé sa place dans le monde de la boxe à son établi, et de gants dont la forme reflète ses racines italiennes.















