Wing Chun

Wing Chun

  • L’art martial fondateur de Bruce Lee : le système chinois méridional de combat à courte distance, fondé sur la théorie de la ligne centrale, l’attaque et la défense simultanées, ainsi que le légendaire entraînement à la sensibilité des mains collantes (chi sao). La lignée d’Ip Man a changé le monde.

Stats

Origine
Chine
Fondé
1700

Le Wing Chun (en cantonais : Weng Chun, signifiant « printemps magnifique » ou « printemps éternel ») est un art martial chinois méridional de combat rapproché, devenu mondialement célèbre en tant qu’art martial fondateur de Bruce Lee, avant qu’il ne développe le Jeet Kune Do. Développé dans la province chinoise du Fujian, le Wing Chun repose sur les principes de l’économie des mouvements, de l’attaque et de la défense simultanées, ainsi que de la théorie de la ligne centrale : diriger toutes les attaques le long de la ligne centrale du corps et protéger sa propre ligne centrale en permanence. Son outil d’entraînement emblématique, le Muk Yan Jong (mannequin de bois), son entraînement de sensibilité au chi sao (mains collantes) et ses trois formes à mains nues (Siu Nim Tao, Chum Kiu, Biu Ji) constituent l’un des systèmes d’entraînement les plus distinctifs et les plus cohérents sur le plan interne des arts martiaux chinois.

Historique

Origines – La nonne, le serpent et la grue

L’histoire des origines du Wing Chun — en partie historique, en partie légendaire — attribue la création de cet art à Ng Mui, une nonne bouddhiste et maîtresse des arts martiaux de Shaolin qui survécut à la destruction du temple Shaolin du Fujian par les forces de la dynastie Qing aux XVIIe et XVIIIe siècles. Après avoir observé un combat entre un serpent et une grue, Ng Mui développa un nouveau système de combat fondé sur leurs principes de mouvement : l’aile déviatrice de la grue et les frappes directes du serpent. Elle enseigna ce système à une jeune femme nommée Yim Wing Chun (« printemps éternel »), qui donna son nom à cet art.

Les sources historiques deviennent plus précises au XIXe siècle avec Leung Jan, herboriste et maître de Wing Chun à Foshan, dans la province du Guangdong. Son élève Chan Wah-shun enseigna à Ip Man, qui allait devenir la figure la plus importante de l’histoire moderne du Wing Chun.

Ip Man et la diffusion mondiale du Wing Chun

Ip Man (1893-1972) est le grand maître qui fit connaître le Wing Chun de la Chine à Hong Kong, puis au reste du monde. Fuyant la prise de pouvoir communiste en Chine continentale en 1949, Ip Man s’installa à Hong Kong et commença à y enseigner publiquement le Wing Chun — le premier grand maître à le faire en dehors de la tradition familiale fermée. Parmi ses élèves figuraient Wong Shun-leung, Leung Sheung, Chu Shong-tin et, surtout, Bruce Lee, qui s’entraîna avec Ip Man à l’adolescence avant d’émigrer aux États-Unis. La lignée d’Ip Man domine désormais le Wing Chun à l’échelle mondiale, même si des dizaines d’autres branches existent également.

La série de films Ip Man (2008-2019), avec Donnie Yen dans le rôle principal, a créé un phénomène culturel mondial qui a suscité un immense intérêt pour le Wing Chun dans le monde entier et inspiré une nouvelle génération de pratiquants.

Entraînement

Entraînement au Wing Chun

L’entraînement au Wing Chun s’articule autour de trois formes à mains nues, d’un ensemble d’armes pour le long bâton et d’un autre pour les sabres papillon, du mannequin de bois (Muk Yan Jong) et de l’entraînement à deux au chi sao (mains collantes). Le Siu Nim Tao (forme de la petite idée) développe la structure fondamentale, les techniques de mains et le positionnement des coudes. Le Chum Kiu (combler l’écart) introduit le jeu de jambes, les pivots et le pont entre le pratiquant et l’adversaire. Le Biu Ji (doigts projectifs) couvre les techniques d’urgence et la génération de puissance.

Le chi sao est la contribution unique du Wing Chun à la méthodologie de l’entraînement aux arts martiaux : un exercice de sensibilité à deux, dans lequel les pratiquants maintiennent le contact entre leurs avant-bras et développent la capacité à sentir, détourner et contrer l’énergie de leur adversaire en temps réel. Le chi sao avancé se pratique en roulement libre, avec une grande technicité et une maîtrise approfondie.