Hwarang-do

Hwarang-do

  • L’art martial coréen complet, ancré dans le code guerrier des anciens Hwarang, les jeunes guerriers d’élite du royaume de Silla. L’un des systèmes traditionnels coréens les plus complets, couvrant les frappes, les clés, les armes et l’entraînement interne.

Stats

Origine
Corée du Sud
Fondé
1960
Organisation
Association mondiale de Hwarang-do

Le Hwarang-do est l’un des systèmes d’arts martiaux coréens les plus complets qui existent : un programme de combat exhaustif regroupant plus de 4 000 techniques couvrant les frappes, les coups de pied, les clés articulaires, les projections, le combat au sol, les armes et les arts de guérison. Fondé par le grand maître suprême Joo Bang Lee, le Hwarang-do trouve ses origines chez les Hwarang, le corps d’élite de jeunes guerriers de l’ancien royaume de Silla (57 av. J.-C. – 935 apr. J.-C.), formés à la fois aux arts martiaux et au perfectionnement culturel afin de constituer l’épine dorsale morale et militaire de la société coréenne. Le Hwarang-do moderne préserve cette double tradition d’excellence martiale et de développement éthique, ce qui en fait l’un des arts martiaux coréens les plus riches et les plus profondément ancrés dans l’histoire parmi ceux accessibles aux pratiquants contemporains.

Historique

Les anciens guerriers Hwarang de Silla

Les premiers Hwarang (« jeunesse fleurie ») formaient un corps d’élite de jeunes aristocrates masculins du royaume de Silla — l’un des Trois Royaumes de la Corée antique — qui recevaient une formation unifiée comprenant les arts martiaux, l’éthique confucéenne, le bouddhisme et les arts. Le code des Hwarang (Hwarang-do — « la voie des Hwarang ») reposait sur cinq principes : loyauté envers le roi, piété filiale, confiance entre amis, ne jamais battre en retraite au combat et mise à mort sélective. Ces guerriers jouèrent un rôle décisif dans l’unification de la péninsule coréenne par Silla en 668 apr. J.-C.

Lorsque le royaume de Silla s’effondra, la tradition des Hwarang fut préservée dans les monastères bouddhistes, notamment par des traditions de moines-guerriers qui conservèrent les connaissances martiales à travers les dynasties coréennes suivantes. C’est par cette transmission monastique que Joo Bang Lee et son frère Joo Sang Lee reçurent cet art du moine bouddhiste Suahm Dosa, au temple Suk Wang Sa, dans l’actuelle Corée du Nord.

L’étendue du programme du Hwarang-do

L’affirmation selon laquelle le Hwarang-do compterait plus de 4 000 techniques n’est pas une hyperbole marketing, mais reflète un programme réellement vaste, dont la documentation formelle a nécessité des décennies. Le système se divise en disciplines internes (nae gong — cultivation de l’énergie interne), externes (wae gong — techniques physiques) et mentales (sim gong — entraînement de l’esprit). Le programme externe couvre à lui seul : Moo Gi Gong (108 armes coréennes traditionnelles), Nae Gong (méthodes de respiration et d’énergie), Bi Gong Sul (techniques aériennes), Soo Gi (coups de main), Jok Gi (techniques de pied), Yu Sool (manipulations articulaires et projections), Nang Bub (chutes et récupération) et Sib Pal Ki (18 catégories d’armes classiques).

Entraînement

Entraînement au Hwarang-do

L’entraînement au Hwarang-do est structuré selon un système formel de ceintures et de ceintures d’étoffe, le vaste programme étant enseigné progressivement au cours de nombreuses années d’étude. Les débutants se concentrent sur les frappes fondamentales, les coups de pied et les clés articulaires de base ; les élèves intermédiaires ajoutent les projections, les techniques au sol et les armes de base ; les pratiquants avancés étudient le programme classique des armes et le développement de l’énergie interne.

L’étendue du Hwarang-do signifie que les pratiquants sérieux s’y consacrent comme à une voie de toute une vie, plutôt qu’à un sport ou à une activité de remise en forme. Les écoles autorisées par la World Hwarang-do Association appliquent des normes strictes au programme, garantissant que l’enseignement reste conforme à la tradition telle qu’elle a été transmise par le grand maître suprême Lee.